Région
de PRESOV :
district de Bardejov, Humenie, Kezmarok, Levoca, Medzilaborce, Poprad,
Presov, Sabinov, Snina, Stara Lubovna, Stropkov, Svidnik, Vranov nad Toplou
Situation :
Presov, est le centre de la région de Saris, en Slovaquie orientale. La
ville a une situation favorable. Elle s'étend dans la partie nord de la cuvette
de Kosice, dans les vastes prairies fertiles des rivières Torysa et Sekcov,
dont la limite est constituée à l'est des mont Slanské vrchy et à l'ouest
par la chaîne de collines Sarisska vrchovina. L'axe naturel du territoire
est constitué par la rivière Torysa avec ses affluents Bachuren et Cergov.
Altitude : 225 m
Nombre d'habitants de la région : 763 911
Nombre d'habitant de la ville :92632
Surperficie de la région : 8 993 Km²
Indicatif international de la région : ++421 91




Il
n'éxiste aucune mention écrite témoignant de l'origine du nom de la ville.
On suppose, qu'il est dérivé du mot "Pres" ou du latin "Apperies".
Par ailleurs, son nom hongrois Eperjes est lié a une légende sur le roi Bélo
II qui aurait trouvé des fraises (Eper, en hongrois) à cet endroit.
Le territoire de Presov et de ses alentours fut peuplé en permanence
depuis la préhistoire jusqu'au haut moyen âge. Du 3ème au 5ème siècle, dans
cette localité se trouvent les habitations du type de Presov représentant des
hameaux de paysans et d'éleveurs avec des bâtiments d'habitation et d'exploitation.
Le peuplement des Slaves est illustré par des écrits datant du tournant des
8ème et 9ème siècles qui confirment une culture artisanale développée, notamment
la poterie (céramique de type de Prague), le tissage, la forge.
Au début du 12ème siècle, le territoire de Presov fut intégré dans l'Etat
de Hongrie, ce qui fut lié à l'arrivé des immigrés hongrois. Après l'invasion
des Tartares y furent invités les colons allemands qui accélérèrent la transformation
en ville du site rural, situé favorablement au carrefour des routes militaires
et commerciales.
La première mention écrite de la ville désignée comme Epurie remonte à l'année
1247. Les privilèges municipaux furents conférés à la ville de Presov par le
roi André II (Ondrej II) en 1299 et la ville devint indépendante des seigneurs
du château de Saris. Ces privilèges furent étendus par le roi Louis I en 1374,
ce qui paracheva le processus de constitution de la ville et Presov qui devint
une ville royale libre.
Depuis le 14ème, et notamment au 15ème siècle, la ville connut un essor
général. Des corporations de métiers se constituèrent, dont les plus importantes
furent celles des pelletiers, des forgerons, des serruriers, des tonneliers,
des cordonniers, des tailleurs et des bouchers. Une corporation importante fut
celle des tisseurs et le blanchisseurs de la toile. Vers la fin du 15ème siècle
à Presov travaillèrent plus de cent maîtres artisants, ce qui rangea la ville
parmi les plus importants centres d'artisanat sur le territoire de la Slovaquie
actuelle. Les commerçants de Presov bénéficièrent de l'exonération des droits
de péage aux postes de péage royaux de la Hongrie datant de 1405 et entrprirent
des voyages au-delà des frontières, notamment en Pologne et en Transylvanie.
Leur marchandise principale fut le vin, notamment celui de la région de Tokay.
La ville possédait une partie des vignobles et le vin était stocké dans des
caves à plusieurs étages au sous-sol des maisons bourgeoises (Presov acquit
le droit de dépôt en 1536). L'architecture et les intérieurs somptueux des maisons
bourgeoises reflétaient la prospérité économique de la ville qui culmina vers
la fin du 15ème siècle.
L'évolution de la ville aux 16ème et 17ème siècles fut influencée par la réforme
qui se propageait et les insurrections contre les Habsbourg. Depuis 1647, Presov
fut le siège du Comitat de Saris et, grâce au très haut niveau du collège évangélique
(1667), il devint l'un des plus importants centre d'enseignement de l'époque.
Le Collège organisé selon le modèle d'un lycée académique de dix classes du
pédagogue allemend Johannes Sturm, utilisait aussi le nom d'Illustre Gymnasium.
Dans l'année était enseignées la philosophie, la théologie et les langues orientales.
Des dizaines de pédagogues célèbres y poursuivirent leurs études ou donnèrent
des cours. Au printemps 1650 s'y arrêta pour une brève période le philosophe
et humaniste, réformateur pédagogique et fondateur de la pédagogie moderne Jan
Amos Komensky (Comenius) (1592-1670).
Aux 16ème et 17ème siècle, la ville fut frappée par les catastrophes
naturelles, la peste, les incendies, les guerres et l'insurrection. Le déclin
fut aggravé davantage par l'événement de 1687, connu dans l'histoire comme "l'abattoir
de Presov". Pour le soutien et les sympathies témoignées à Imrich Tokoly,
chef de l'insurrection des états contre les Habsbourg, le tribunal militaire
condamna à mort 24 bourgeois illustres. Les données démographiques témoignent
de l'étendue du déclin de la ville. En 1617 Presov comptait 5 500 habitants,
alors qu'en 1720 il n'en comptait que 2 028.
La ville connut sa rennaissance au 18ème et au début du 19ème siècle. Un événement
d'une importance toute particulière fut la constitution du diocèse catholique
grec en 1816, ce qui incita la venue d'un nombre considérable de Ruthènes. Dès
la fin du 18ème siècle, dans la ville se constituait aussi une communauté juive
importante. Les métiers et le commerce reprennent leur élan, des manufactures
se créent. L'exploitation du sel, provenant d'abondantes couches salines des
sédiments du tertiaire, eut une grande importance économique pour la ville.
en 1752, lorsque les galeries de Solivar furent inondées par la nappe phréatique
et que de nombreux mineurs trouvèrent la mort dans les galeries, il fut
procédé à un changement de technologie. On se mit à extraire de la solution
saline des galeries inondées dans des sacs en cuir, dont on obtint le sel par
évaporation. au début du 19ème siècle fut construit un vaste ensemble d'installations
de production du sel.
Dans les années de la révolution de 1848-1849, Presov tomba à plusieurs reprises
alternativement entre les mains des révolutionnaires et de l'armée impériale.
en mars 1849 vinrent à Presov avec les volontaires slovaques, les défenseurs
de l'identité slovaque, Ludovit Stur et Jozef Miloslav Hurban. En 1870 fut construit
le chemin de fer Kosice - Presov, mais même la réalisation des autres lignes
Presov - Plavec (1873) et Presov - Bardejov (1893) ne put rendre l'essor économique
de la ville plus intense.
En juin 1919 Presov fut occupée par l'Armée Rouge Hongroise. La tentative
d'installation d'un régime communiste sous le nom de République Slovaque des
Conseils, selon le modèle de la révolution de Russie, ne dura cependant que
trois semaines. Presov finit par s'intégrer dans le nouvel Etat Tchécoslovaque.
La période après la seconde guerre mondiale était porteuse de signes du développement
notamment de l'industrie, de l'enseignement, de la culture et du sport. Après
Kosice, Presov est devenue la deuxième ville de la Slovaquie orientale.
Actuellement Presov est un centre économique et industriel développé
de la Slovaquie du nord-est. C'est un centre d'institutions administratives,
économiques, culturelles, centre universitaire et culturel des Ruthènes - Ukrainiens.
La ville est également le siège de trois évêchés, catholique grec, orthodoxe
et évangélique du rite d'Augsbourg. Le caractère typique de la ville marie la
riche histoire et les traditions populaires avec l'époque moderne techniquement
développée. Tout cela confère à Presov sa propre image, son originalité et de
bonnes perspectives pour l'avenir.


