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Nombre de châteaux merveilleux, en dehors des villes classées constituent un chapitre à part.

Conçu dans le style gothique Tudor, le château de
Hluboka est le plus connu et attire des foules de touristes. En visitant ce château, on a l’impression d'être en Angleterre. Ancienne résidence des Schwarzenberk, cet édifice impressionnant porte l’empreinte du style de goût historique du 19ème siècle. L’immense parc entourant ce château qui est un des plus romantiques en Bohême, ne fait qu’accentuer son atmosphère féerique.

A proximité de Hluboka, on peut visiter le châtelet de chasse Ohrada, renfermant le Musée de la chasse et de la pêche. Erigé sur un rocher dominant la Vltava, le château d’Orlik doit son nom à sa ressemblance avec un nid d’aigle. Aujourd’hui, avec le lac de barrage qui se trouve au pied du rocher, Orlik ressemble plutôt à un château fort défendu par un fossé d’eau.

Cervena Lotha se range parmi les château enchanteurs de Bohême. Le pont-levis d’autrefois est remplacé par un pont de pierre et pourtant, l’accès du château fait penser aux illustrations d’un livre de contes de fées.
Faisant le tour des plus anciens châteaux forts dans le sud de la Bohême, il faut visiter celui de Strakonice dont le passé fut lié, dès 1243, à l’ordre des Johannites, celui des Rozmberk (berceau de la puissante famille des Rozmberk) ainsi que celui de Vimperk, une des anciennes forteresses frontalières de Bohême.

En Bohême du Sud on découvre de nombreuses ruines de châteaux, encadrées par de magnifiques paysages. Rappelons les plus important châteaux en ruines : Divci Kamen (10 km au nord de Cesky Krumlov), Dobronice (6 km au nord de Bechyne) Kosi Hradek (5,5 km de Tabor) et surtout Selmberk (17 km au nord de Tabor). Les amateurs de paysages romantiques apprécieront ce château.

Il n’y a pas de mer en Bohême, bien que Shakespeare ait situé ce pays, dans une de ces pièces, dans la zone littorale. Autrefois, le royaume de Bohême touchait les mers dans le nord aussi bien que dans le sud, aujourd’hui, le pays doit se contenter des "mers de Bohême du Sud", c’est à dire des étangs aménagés pour la plupart au 16ème siècle. Rozmberk, Bezdrev, Horusicky, Svet. Chacun de ces noms est synonyme d’une intervention dans le cadre naturel, hardie pour son époque. Certains sont réservés au délassement avec une implantation dans les plus beaux sites de campings et de villages de chalets. Servant surtout à la pisciculture, les étangs se prêtent à merveille à la pratique des sports nautiques où les visiteurs pourront déguster la fameuse carpe de Trebon.

En Bohême du Sud, il existe plusieurs rivières que l’on peut facilement descendre en canoë ou kayak, dont la Luznice est la plus recherchée. Or la Vltava est aussi d’un grand intérêt, car elle permet d’aller jusqu’à Prague. En descendant cette rivière, les sportifs peuvent visiter quelques uns des châteaux mentionnés ansi que deux merveilleuses abbayes cisterciennes, celle de Vyssi Brod (1259) avec sa fameuse bibliothèque et celle de Zlata Koruna (1263). Sur la Vltava en aval du barrage de Lipno, les amateurs d'eau vive se réunissent pour des compétitions de haut niveau. Recherché par de nombreux amateurs de sports nautiques, le lac de Lipno (5000 hectares) a 44 km de long, par endroit 16 km de large et constitue une des attractions majeures du sud de la Bohême.

La Bohême du Sud n’est pas uniquement une région de vastes étangs, de rivières et de lacs. Au sud ouest elle comprend également la zone située au pied de la Sumava et une partie de ce massif majestueux avec Boubin, la forêt vierge la plus étendue de Bohême. La Sumava est un massif montagneux qui permet également en hiver la pratique des sports d’hivers avec d’excellentes pistes de descente et de fond.

Dans le massif de la Sumava on admire également le paysage qu’a marqué la présence de l’homme. Construites autrefois par les colons venus des Alpes, les maisons rurales et les chalets de montagne s’intègrent parfaitement. Au fil des siècles, les colons pénétraient toujours plus loin dans les montagnes qui offraient les moyens de subsister, surtout aux bûcherons. D’une part ils carbonisaient le bois dans les meuls pour en faire le charbon de bois, d’autre part ils attachaient les arbres coupés pour en faire des trains longs parfois de 150 mètres que les flotteurs descendaient jusqu’à Prague ou même Hambourg. Le canal de Schwarzenberk servait lui aussi au flottage du bois : censé relié le bassin de la Vltava à celui du Danube, il avait en 1835, 45 kilomètres de long. A présent, il n’en reste qu’un tronçon de 400 mètres de long non loin du village de Jeleni.