En
1265, située au confluent de la Vltava et de la Masle, cette ville
fut fondée par Otakar II qui y fit construire un monastère
dominicain. Au 14ème siècle la cité devint
centre commercial de la Bohême du Sud. En 1358 Charles IV conféra
à Ceské Budejovice de nombreux privilèges, parmi eux,
le droit d’étape. Au 16ème siècle la ville
occupa par sa population la 3ème place après Prague
et Plzen. En 1785 on lui conféra le siège épiscopal.
Ce ne fut qu’en 1855, après l’achèvement de la ligne de chemin
de fer tiré par des chevaux (le premier d’Europe) entre Linz et Ceské
Budejovice (les chevaux furent remplacés seulement en 1871), que
la ville reprit quelque importance. Aujourd’hui la ville est un centre industriel
bien connu pour ses brasseries.
Au
milieu de la vieille ville classée monument historique se trouve
la place centrale, Premysla Otakara II avec la fontaine de Samson. De nombreuses
maisons à galeries couvertes qui datent en partie du 13ème
siècle encadrent cette place. L’Hôtel de Ville (1727-1731)
est construit en style baroque ainsi que la palais épiscopal. La
Tour Noire en style renaissance (1550-1577) offre une vue magnifique sur
la ville et ses environs. La Cathédrale Saint Nicolas qui était
un bâtiment en style gothique fut remaniée au 17ème
siècle (1649). Il faut encor citer les maisons où l’on prépara
de la viande (16ème siècle), la maison à
salin (13ème siècle) et les vestiges de la fortification
médiévale comme par exemple le bastion de la queue d’hirondelle.
La
ville abrite également l’Université de la Bohême du
Sud, un observatoire, un planétarium et un intéressant musée
conservant des collections ethnographique, minéralogiques, archéologiques.
Le musée présente également des expositions consacrées
au mouvement hussite qui, au 15ème siècle, marqua
tout le pays. En savoir plus
Trebon
La
ville de Trebon est une station thermale recherchée et un haut lieu
touristique. Fondée au 13ème siècle, la
ville conserve des parties de l’enceinte du 16ème siècle.
Trois vieilles portes permettent d’accéder à cette ville pittoresque.
Elle offre non seulement des impressions inoubliables, mais aussi la chance
de recouvrer la santé. Les maladies rhumatismales et les troubles
de l’appareil locomoteur sont traités avec succès dans cette
station grâce aux tourbes extraites à proximité de la
ville. Sur l’emplacement de l’ancien château fort de Trebon, un château
Renaissance fut élevé au 16ème siècle,
servant de résidence au grand seigneur tchèque de l’époque,
Petr Vok de Rozmberk.
Trebon peut se prévaloir d’une architecture exceptionnelle, à savoir une église gothique à deux nefs, première de ce genre en Bohême du Sud, décorée de magnifiques peintures du gothique. Les environs de Trebon figurent dans le réseau international des fonds bio sphériques de l’U.N.E.S.C.O.. Il en découle que cette région réputée pour les étangs aménagés autrefois par les Rozmberk, offre aux touriste une rareté : une nature que la civilisation n’a pas dégradée.
Jindrichuv Hradec
Cette
ville fut fondée autrefois sur la Nezarka. Le 13ème
siècle vit se dresser à cette endroit le célèbre
château fort de la famille Vitkovci, érigé sur l’emplacement
de l’ancienne agglomération fortifiée slave. Le château
fut remanié à plusieurs reprises : le château Renaissance,
avec trois tours, compte parmi les plus remarquables monuments de la région.
En outre Jindrichuv Hradec possède des architectures sacrées
anciennes et des dizaines de maisons patriciennes Renaissance et Baroque
sur la grande place et dans les rues attenantes. Une curiosité historique
témoigne du niveau culturel élevé des habitant de cette
ville : le Journal de Jindrichuv Hradec de 1495 représente le plus
ancien journal manuscrit rédigé en langue tchèque.
Aujourd’hui Jindrichuv Hradec offre aux visiteurs une riche palette de curiosités
touristiques. Rappelons le chemin de fer à voie étroite qui
traverse le charmant paysage jusqu’à Nova Bystrice, village frontalier.
Bechyne
La
commune de Bechyné
fut érigée en ville en 1323. Elle s’étend sur un éperon
entre les rivières Smutna et Luznice. Ses fondateurs choisirent un
endroit très favorable.
Cette ville doit elle aussi sa renommée au
thermalisme : on y
soigne entre autre les maladies rhumathismales et les séquelles de
traumatismes. En 1903, l’ingénieur tchèque Frantisek Krizik
y fit construire le chemin de fer électromobile, le plus ancien d’Autriche-Hongrie,
qui reliait Bechyne à Tabor. Erigé
sur un rocher abrupt qui domine la Luznice, le château fort de Bechyne
fut fondé sur l’emplacement d’une agglomération fortifiée
slave. Le célèbre cavalier Renaissance Petr Vok Rozmberk habita
lui aussi le château qu’il fit transformer en résidence confortable.
Aujourd’hui, Bechyne possède un Musée de la céramique
dont la fabrication jouit dans cette ville d’une longue tradition.
Tabor
Ville
classée, fondée en 1412 par les hussites, Tabor
doit son nom au célèbre mont biblique. Une place importante
lui revient dans l’histoire de la Bohême. Le noyau de la ville couvrant
17,2 hectares bénéficie du statut de monument culturel national.
Le vieux Tabor garde encore aujourd’hui l’aspect d’une agglomération
hussite fortifiée avec ses maisons pittoresques et ses rues tortueuses.
Ravagée par de grand incendies au moyen-âge, la ville a adopté
presque partout le style Renaissance, sans que les traces de la période
la plus dramatique de l’histoire de Bohême en soient effacées.
Le château fort de Tabor est le plus ancien de la ville : du haut
de sa tour ronde s’ouvre un panorama impressionnant sur la région
habitée autrefois par les hussites. Dans la ville, des galeries souterraines
et des caves à deux ou trois niveaux creusées dans le rocher
communiquaient et permettaient aux habitants de se défendre ou de
s’échapper. Une partie de cet étonnant labyrinthe est accessible
au public.
Pisek
En
montant vers Prague, ne manquez pas de visiter Pisek qui est classée
parmi les plus belles villes dans cette partie de la Bohême. Figurant
souvent dans l’histoire de Bohême, la ville fondée par Ottokar
II Premysl fut un grand soutien au pouvoir royal. Parmi les plus remarquables
architectures historiques de Pisek rappelons le plus ancien pont de pierre
de Bohême (13ème siècle) orné de statues
baroques et le château fort gothique datant de la première
moitié du 13ème siècle qui accueillit à
plusieurs reprises Charles IV, roi de Bohême et empereur romain-germanique.
Le château eut une histoire mouvementée : pris, détruit,
souvent remanié, il connut un nouvel épanouissement et servit
de centre de commerce, de magasins, de dépôt de sel et de prison.
Cesky Krumlov
La
ville pittoresque de Cesky Krumlov se trouve dans la profonde vallée
du méandre de la haute Moldau au sud de la Bohême. Son plus
grand essor est lié à l’époque du règne des
seigneurs de Rozmberk (1302-1602) qui firent de Krumlov le siège
de leur vaste domination. La ville était alors sur le point d’intersection
des contacts avec l’intérieur de la Bohême, les vallées
du Danube que ce soit du côté autrichien que du côté
bavarois, mais aussi avec le nord de l’Italie. C’est justement d’Italie
que vint à Krumlov un nouveau style, la Renaissance, qui enrichit
remarquablement l’image de la ville et du château gothique. La ville
connut une relance culturelle au tournant du 17ème siècle
sous le règne des Eggenberg, c’est à dire lorsque furent bâtis
entre autres une salle de théâtre baroque et un jardin châtelin.
Ce fut après, sous le règne des Scharzenberk que Cesky Krumlov
porta un habit baroque.
Il
convient de rappeler que Cesky Krumlov ne compte pas moins de trois cents
bâtiments historiques, qui, comme preuve de sa riche histoire, forment
un ensemble urbain marquant. Il faut assister au Festival International
de musique, aux représentations théâtrales dans le jardin
du château. La grandissante offre de manifestations culturelles du
château, du musée, du centre Egon Schiele, de l’Agence pour
le design céramique ne passera pas inaperçue, de même
que toute une gamme de galeries privées. Les Festivités de
la Rose à cinq pétales sont un grand événement
à ne pas rater et pendant lequel, au milieu de l’été,
la ville plonge en arrière de quelques siècles. Un grandiose
spectacle de costumes, où des centaines de personnes sont employées,
change la ville en grande manifestation théâtrale.
Holasovice
L’architecture
populaire de la Bohême méridionale existant dans beaucoup de
communes de ce paysage grâcieux aux étangs se trouve et reste
aussi conservée avant tout comme construction populaire maçonnée.
Ses témoignages les plus expressifs et pittoresques sont présentés
dans un site charmant à 15 km à l’ouest de Ceske Budejovice,
Holasovice, dans une commune typique pour la Bohême Méridionale
avec sa vaste place de village et une rangée continue de fermes en
maçonnerie.
L’architecture
populaire, adaptée ici aux influences du baroque et du premier Empire,
a obtenu la désignation de baroque rural. L’atmosphère de
l’époque est en général rendue par les exploitations
rurales puissantes à deux frontons richement décorés
unis par une porte voûtée en arche munie d’une petite entrée.
Un contour abondamment ondulé, orné par des stucs et souvent
une date au centre. En général, les bâtiments ont une
disposition horizontale rectangulaire, son côté court donne
sur la place du village. Les auteurs de ces constructions, les maîtres
maçons dont les écoles différaient l’une de l’autre
justement par l’application des ornementations différentes ainsi
que par une disposition variée des frontons, ont personnalisé
cette région-là. La fondation de Holasovice
se reporte au 13ème siècle à peu près.
La place du village aux 22 maisons construites de la même manière
au cours des deux premiers tiers du 19ème siècle
représente l’un des ensembles les mieux conservés de l’architecture
populaire des bâtiments ruraux. L’étang situé au milieu
de la place de village, comme la plupart d’entre eux dans cette région
aussi riche en étang, était utilisé pour l’élevage
de poissons. Le beau village offrant une tradition et une histoire folklorique
a servi de décor au film tourné le film d’après l’opéra
de Bedrich Smetana " La fiancée vendue ". Aujourd’hui
il est une preuve vivante du savoir-faire et du sens pour la beauté
l’emportant même pendant la période difficile vécu par
le village tchèque au siècle dernier.