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Repas de Georges du 14 mars : le mercredi 14 mars 2012 de 12:00 à 18:00

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Jaroslav Seifert (1901-1986)

lundi 2 juillet 2007, par AOTS

Jaroslav Seifert Fils d’une catholique fervente et d’un militant socialiste Jaroslav Seifert connût, au cours des premières années de sa vie sous l’Empire d’Autriche-Hongrie, la pauvreté qui frappait sa famille tout comme les autres habitants des quartiers ouvriers de Prague. A l’âge de dix-huit ans, après avoir brièvement participé au mouvement anarchiste il publia ses premiers vers dans le journal social-démocrate Pravo Lidu. Un an plus tard il prit part à la formation du groupe d’avant-garde Devetsil qui se donnait pour but de « lutter pour une nouvelle vie ». Comme beaucoup d’autres jeunes créateurs Seifert adhéra au Parti Communiste Tchécoslovaque qui s’était séparé du Parti Social-démocrate en 1921. A partir de 1922 il dirigea, avec Teige, l’almanach du groupe qui entretenait des contacts étroits avec les avant-gardes françaises et russes. En 1929 Jaroslav Seifert fut parmi les sept poètes et écrivains qui décidèrent de quitter le Parti communiste pour protester contre la mise au pas « stalinienne » opérée par son nouveau chef Klement Gottwald. Il est alors exclu de Devetsil. Dans les années trente les sujets des poèmes de Jaroslav Seifert tournent autour de quelques thèmes principaux dont le mot clé était l’amour : celui de la femme, de ses parents, de Prague et de son pays. Pendant l’occupation allemande le poète mit sa plume au service de la conscience nationale. Dans ses vers il évoquait le courage des générations passées ayant su résister à l’oppression politique, nationale et linguistique. A la Libération il a écrit des vers de reconnaissance à l’Armée Rouge et a été alors l’un des poètes les plus importants du nouveau régime socialiste. Au congrès de l’Union des Ecrivains Tchécoslovaques de 1956 il fut parmi les premiers à dénoncer les crimes du stalinisme et à demander que justice soit rendue aux poètes et aux écrivains emprisonnés. Artiste national il fut, après le Printemps de Prague, traité avec méfiance par les autorités de son pays et pratiquement effacé, à cause de ses opinions politiques, de l’histoire culturelle de son pays. Il signa la Charte 77, se joignant ainsi à ceux qui, pour avoir demandé le respect des droits civiques inscrits dans la constitution du pays, subissaient d’incessantes tracasseries policières, voire la prison. En 1984 le Prix Nobel de Littérature récompensa autant « le plus grand poète lyrique des mille ans de littérature tchèque et un très grand maître de la littérature mondiale » que l’homme qui « tout au long de sa vie, fut le combattant courageux et inlassable des droits de l’homme, pour la liberté de son peuple ».